Cannes, la ville du vice et du péché (C'est bien connu, des gigolos importés directement du Népal à chaque coin de rue !), est aussi réputée pour ses spécialités culinaires de bon goût, parmi lesquelles la flamiche aux cornichons nappée de chocolat, ou encore pour les immenses cultures de betterave du Zimbabwe qu'elle abrite ! Bien sur, au milieu de tout ça, il y a le festival du cinéma, qui, chaque année, donne lieu à des situations particulièrement émouvantes (Présentation de la première machine à laver au monde, malaise de PAMELA ANDERSON en 1999 lorsqu'elle reçoit une récompense pour sa prestation époustouflante dans Alerte au Malibu...)... Celui de 2006 ne dérogera pas à la règle !
MATTHEW TOJO, dont le succès du groupe auquel il appartient (THE HORRIBLE FLAKES et leur déferlante Claire, Claire, Claire...) n'a de cesse de grandir, y a fait une apparition très remarquée ! C'est vêtu d'une superbe robe de soirée en peau de caribou Djiboutien et arborant une coiffe laquée des plus inattendues qu'il a effectué sa montée des marches, suivant de peu l'écroulement d'une LAURENCE BOCCOLINI groggy, venue présenter l'adaptation cinématographique de ses ouvrages Méchante (En fait une compilation bouleversante des moments les plus poignants de son programme télévisé du samedi soir, Le Graillon Faible) et qui s'est malencontreusement pris les pieds dans le tapis rouge qu'elle a qualifié d' « inutile et grandiloquent ». Il a également précédé de quelques minutes le déballage de poitrine de l'année (après celui d'ARLETTE LAGUILLERS en 1912 et, plus récemment, celui de SOPHIE MARCEAU), qui cette fois a mis MASSIMO GARCIA dans une position fort inconfortable. Le jeune homme, venu confirmer la mise en chantier du long-métrage dont il tiendra la vedette, Cuillère Froide, a pour ainsi dire fait l'unanimité !
Malgré ce succès faramineux sur la Croisette, MATTHEW TOJO, artiste avant d'être chanteur ou comédien, ne s'est pourtant pas laissé emporter au gré des envolées lyriques des journalistes à son égard. Non ! Il a (comme toujours) utilisé à bon escient cette surmédiatisation pour faire preuve d'un engagement sans limite dans les desseins qui lui sont chers ! Ainsi, après son passage devant les photographes et une conférence de presse très attendue, il a tout donné pour les causes qu'il a l'habitude de défendre. Séance de dédicaces d'essoreuses à salade de pour lutter contre les inégalités hommes/poissons, débat public destiné à mettre un terme au conflit sanguinaire et acharné qui veut qu'aujourd'hui hommes politique de droite dévorent ceux de gauche (et accessoirement ceux qui sont à l'ouest...)... Voilà qui a du faire chaud au coeur de BRIGITTE BARDOT, qui, elle aussi, en a assez que les requins bouffent les pauvres chiens sans défense. 25 ans après le film de SPIELBERG, Les Dents de Mamère sont sur la Croisette !